30 Juillet 2020

A la fois doux tourment

Et sensuelle torture,

Cruelle est la distance

Dont se moque la fragrance

D’un parfum reconnu

Sur la peau tendre et nue

D’un corps en abandon

Sous mes doigts si gourmands

Qui le sculptent en mémoire

Dans le calme du soir.

 

Tour à tour doux tourment

Et sensuelle torture,

Il affleure, souvenir,

Et désir à venir.

 

Son parfum est un pont

Entre deux temps présents

En moi si séparables

Et pourtant si semblables.

Son parfum est un pont,

La raison le dément

A mon coeur dévêtu

Par l’effluve venue.

 

Le cruelle distance,

Pour le nez, transparence,

N’est là que pour mes mains

Il est près mais trop loin.

 

Vif instant suspendu

Entre vêtu et nu

Selon le sens actif

De mon corps réactif.

 

Puis il est reparti.

 

Son parfum reste ici.

 

 

Pascale Debelloir-Forgerit

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